Les femmes qui ont marqué la littérature française

Entre le XIXe siècle et le XXe siècle, les œuvres littéraires réalisés par les femmes ont toujours été critiqués. À cette époque, aux yeux de la société, la femme devait s’occuper de son foyer et de sa famille. Mais cela n’a pas empêché certaines d’entre elles de dévoiler leurs talents à leur public. Qui sont-elles ?

Marceline Desbordes-Valmore (1788-1859)

Marceline Desbordes-Valmore se classe parmi les femmes qui ont marqué la littérature française du XIXe siècle. Elle commence sa carrière de comédienne et de cantatrice à l’âge de 16 ans dans les théâtres parisiens en jouant le rôle de Rosine dans « Le Barbier de Séville de Beaumarchais et elle a aussi écrit des contes pour enfants. Son premier recueil de poèmes intitulé “Élégies et Romance” fut l’un de ses plus grands succès dans le domaine de la littérature. Les prochains recueils ont également trouvé leur public, il s’agit notamment de “Élégies et poésies nouvelles” (1824), “Pleurs” (1833), “Pauvres fleurs” (1839) et “Bouquets et Prières” (1843). Son roman autobiographique publié en 1833 intitulé “L’Atelier d’un peintre” lui a permis de se faire un nom.

La Comtesse de Ségur (1799-1874)

La Comtesse de Ségur a marqué l’histoire de la littérature du XIXe siècle grâce aux œuvres littéraires qu’elle a pu réaliser. Les plus prisés sont : “Un bon petit diable”, “Les Malheurs de Sophie” et “Les Petites Filles modèles”. La plupart des romans écrits par Madame de Ségur sont le reflet de la société du XIXe siècle. L’éducation et les châtiments corporels sur les enfants font partie des thématiques préférées de cette Comtesse. Elle voulut exposer la cruauté infantile des générations entières de petites filles espiègles et modèles à travers ses œuvres. Son objectif était de donner des leçons de morale à toute la nouvelle génération concernant l’éducation des enfants vis-à-vis de la réalité.

George Sand (1804-1876)

George Sand est l’un des plus grands écrivains français du XIXe siècle. Elle a côtoyé Victor Hugo, Honoré de Balzac ainsi que Gustave Flaubert et a tissé des relations fortes avec des compositeurs comme Frédéric Chopin et Franz Liszt. Afin de trouver son public sans s’attirer des critiques de la part des auteurs masculins, George Sand adopta des pseudonymes masculins et cultiva un style vestimentaire masculin. Malgré cela, elle a quand même vécu une histoire d’amour passionnante avec Alfred de Musset entre 1833 et 1835. Elle a également réussi à publier environ 70 récits romanesques, de nombreuses pièces de théâtre, de nouvelles ou contes, et surtout une autobiographie inoubliable intitulée “Histoire de ma vie”. Au total, elle a écrit 40 000 lettres entre 1812 et 1876.

Marguerite Duras (1914-1996)

Marguerite Duras est l’une des femmes qui ont marqué la littérature française du XXe siècle. En effet, elle était à la fois une écrivaine, une dramaturge, une scénariste et une réalisatrice hors du commun de son époque. Elle a pu commencer sa carrière grâce à la publication de son premier roman intitulé “Un barrage contre le Pacifique” qui est sort d’autobiographie. Marguerite Duras se caractérise par sa façon d’écrire en traitant l’action, le temps, la sensualité et la féminité avec ses propres sauces. Ses œuvres les plus célèbres sont : “Moderato cantabile” (1958), “Le Ravissement de Lol V. Stein” (1964), “Le Vice-Consul” (1966) ou “La Maladie de la mort” (1982). En 1984.elle, remporte le Prix Goncourt grâce à la publication de son Roman intitulé “L’Amant” qui raconte une partie importante de sa vie (première expérience sexuelle et amoureuse). Marguerite Duras a déjà collaboré avec Alain Resnais en écrivant le scénario et les dialogues du film “Hiroshima mon amour” lui permettant d’obtenir une nomination pour l’Oscar du meilleur scénario original en 1961.